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Contre le Lyon-Turin, « a sara dura » : ça va barder

Ajouté le 10/3/2012

Lu aujourd'hui sur Rebellyon :

Fin janvier 2012, les ministres des transports français et italien ont signé les accords entérinant la construction d’une ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin. Immédiatement après cette signature, une déclaration officielle affirmait que cette opération irait à son terme, en dépit des « protestations parfois violentes d’une minorité d’opposants »...

A peine deux jours avant cette signature, une quarantaine de personnes ont été interpellées dans toute l’Italie, pour leur participation supposée à la manifestation du 3 juillet, à Chiomonte, dans le Val de Suze (manifestation au cours de laquelle des affrontements violents ont éclatés aux abords d’une zone de chantier défendue par la police). Cette vague d’arrestation, qui a visé aussi bien les milieux radicaux que certains habitants de la vallée, dont un conseiller municipal, marque une nouvelle offensive policière contre le mouvement no TAV, précisément au moment où le mouvement semble s’engager dans une nouvelle phase.

Le texte qui suit vise à rendre compte de cette nouvelle configuration des hostilités, et des ajustements stratégiques qu’elle impose.

« J’ai peu de cer­ti­tu­des dans la vie, mais une chose est sûre, le train à grande vitesse ne pas­sera jamais en Val Susa. »

Au début de l’été, une pré­sence mili­taire s’est implan­tée par la force et à grand ren­fort de gaz lacrymo dans une vallée du nord de l’Italie, dans le but de faire passer un train à grande vitesse (Treno ad Altà Velocità : TAV). Si le conflit a atteint une telle inten­sité, qui a néces­sité l’ins­tal­la­tion d’un camp for­ti­fié, c’est parce qu’en Val Susa, une cer­ti­tude s’oppose réso­lu­ment aux ten­ta­ti­ves de concer­ta­tion comme au déploie­ment poli­cier : « le Tav ne pas­sera pas ». Une vérité qu’on affirme avec joie, défi et déter­mi­na­tion. Alors bien sûr, avec l’implan­ta­tion d’un contin­gent per­ma­nent de forces de l’ordre, la donne a changé, le mou­ve­ment entre dans une nou­velle phase.

Histoires d’infrastructures

L’intel­li­gence de cette lutte, c’est de per­ce­voir déjà que ces infra­struc­tu­res sont des relais du pou­voir, et non pas de sim­ples pro­jets « inu­ti­les », fan­tai­sis­tes. Des moyens très concrets de civi­li­sa­tion qui se déploient par­tout, modi­fient les espa­ces et les exis­ten­ces qui s’y déploient, le genre de vie qui peut y être vécue. En Val de Suze ça prend la forme d’un train, ailleurs ça peut être une décharge ou un inci­né­ra­teur, un futur aéro­port ou un site de sto­ckage pour déchets nucléai­res... Ces pro­jets ne sont pas de sim­ples outils, mais des dis­po­si­tifs où le pou­voir cir­cule, sur les­quels il s’appuie, dans les­quels il s’incarne et donc là aussi où il est vul­né­ra­ble et contes­ta­ble. La mul­ti­pli­ca­tion des luttes dites loca­les doit se penser ainsi : une lutte menée depuis quel­que part, mais qui s’étend for­cé­ment à un plan plus géné­ral, le plan sur lequel les formes de gou­ver­ne­ment pré­ten­dent gérer nos vies. Parce que c’est néces­saire, parce que les lois de l’économie l’impo­sent, en vertu de la seule alter­na­tive pré­sente : ça serait soit leur Progrès, soit le chaos et la crise...

Les puis­sants de ce monde rêvent. Ils rêvent d’un monde lisse où rien n’entra­ve­rait la libre et fluide cir­cu­la­tion des mar­chan­di­ses et des infor­ma­tions. Alors, ils tra­cent de gran­des lignes sur des cartes d’État major, rayant du même coup ter­ri­toi­res, mon­ta­gnes et val­lées... Comme au temps des colo­nies. La car­to­gra­phie est un art de la guerre. En 1990, trente axes de com­mu­ni­ca­tion sont des­si­nés à l’échelle euro­péenne pour lui donner un peu plus de corps, relier les infra­struc­tu­res natio­na­les et sur­tout les gran­des métro­po­les. Le 5e de ces « cor­ri­dors » pré­tend relier à grande vitesse Lisbonne et Kiev, en pas­sant par Lyon et Turin, zones où sont prévus deux tun­nels longs de 23 et 57 km.

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Lisbonne-Kiev

Mais là, dans le Val Susa, il y a encore des vies atta­chées à un ter­ri­toire pour­tant déjà bien qua­drillé par une auto­route, une natio­nale, une ligne de chemin de fer... Pour les Valsusains, les choses sont rela­ti­ve­ment clai­res (peut-être le sont-elles deve­nues encore plus au fil de la lutte) : ce sera eux ou le TAV. Le projet se heurte alors à une oppo­si­tion mas­sive, tenace et pleine de ruses où les oppo­sants ont, en outre, l’avan­tage du ter­rain. Les tra­vaux ont beau avan­cer de part et d’autre de la vallée (notam­ment en France où aucune résis­tance signi­fi­ca­tive n’a émergé), dans la vallée, le rêve des puis­sants tourne au cau­che­mar, et pour en sortir ils finis­sent par mili­ta­ri­ser la zone.

Histoires de guerre partisane

Leur cau­che­mar c’est que la lutte oppose à ce qui semble amé­na­ge­ment tech­ni­que un véri­ta­ble plan exis­ten­tiel : la vie notav, ça s’ali­gnera jamais. C’est bien de ça dont il s’agit, de vies qu’on ne peut pas plier indé­fi­ni­ment aux restruc­tu­ra­tions économiques et aux amé­na­ge­ment néces­sai­res à la bonne marche du pro­grès, du marché et de ses nou­vel­les maniè­res de vivre... des vies qui se cher­chent dans l’élaboration d’une déter­mi­na­tion com­mune, au cours des manifs, sur les points de blo­ca­ges, à l’occa­sion de ces moments de par­tage et de joie qui s’inven­tent dans les pre­sidi occu­pés, dans une can­tine impro­vi­sée sur l’auto­route. Des com­pli­ci­tés s’affi­nent et c’est là la grande cons­pi­ra­tion des gens de la vallée : se rendre ingé­ra­bles à mesure que le bouillon­ne­ment de la vie, et tout ce qui résiste à mar­cher droit, trouve à s’incar­ner dans des formes qui lui per­met­tent de vain­cre.

Le mou­ve­ment No Tav s’est long­temps cons­ti­tué et ren­forcé en insis­tant sur son carac­tère massif et popu­laire, sa capa­cité de mobi­li­sa­tion par­fois énorme, avec ses cor­tè­ges à 40 000 dans une vallée comp­tant envi­ron 65 000 habi­tants. A Venaus, en 2005, cette stra­té­gie a payé, les flics, encer­clés pen­dant deux jours, en sont réduits à décam­per piteu­se­ment sous les insul­tes et entre deux ran­gées de mani­fes­tants. Le sen­ti­ment de vic­toire est alors très fort. Mais cette stra­té­gie de lutte mas­sive, si elle est néces­saire à la vic­toire, n’est pour autant pas suf­fi­sante. Elle trouve ses limi­tes dans la reconfi­gu­ra­tion actuelle des hos­ti­li­tés : la mili­ta­ri­sa­tion appelle d’autres formes que celle du face-à-face, en bloc contre des grilles, des bar­be­lés, et des cen­tai­nes de cara­bi­niers bien pré­pa­rés à l’affron­te­ment. Il semble désor­mais indis­pen­sa­ble de déca­ler le point de vue, se réa­dap­ter à la situa­tion, en se res­sai­sis­sant de gestes qui acquiè­rent une évidence nou­velle.

Là où leur objec­tif est le qua­drillage d’un ter­ri­toire, la maî­trise des flux, le blo­cage semble une stra­té­gie adé­quate. Elle a déjà été expé­ri­men­tée dans la vallée, sur le mode de grèves dif­fu­ses dans le cadre d’une cam­pa­gne « Vallée morte » et il s’agit d’en renou­ve­ler l’expé­rience et l’effi­ca­cité. Dans tous les cas l’appro­vi­sion­ne­ment des forces d’occu­pa­tions comme la cir­cu­la­tion des engins de chan­tiers ou des maté­riaux de cons­truc­tion nous sont néfas­tes, et il nous faut repren­dre l’avan­tage sur le cours des choses, comme avec les pré­sidi qui mar­quent des points d’arrêt très pra­ti­ques aux chan­tiers, en occu­pant les zones de tra­vaux.

Ces points de blo­cage, où les liens se den­si­fient, dans le temps d’une vie par­ta­gée, sont pour nous des maniè­res de mettre en cir­cu­la­tion d’autres choses. En appui à ces formes de piquets ou d’occu­pa­tions on a vu se mul­ti­plier des gestes per­tur­bant la grande machine du TAV. Couper l’eau ou l’électricité aux forces d’occu­pa­tion, rendre ino­pé­rants les engins de chan­tier, inter­rom­pre le trafic sur le réseau ferré... A la fin des années 90 déjà, des séries de sabo­tage contri­buent à arrê­ter l’avan­cée des tra­vaux. Ce qui pou­vait être perçu comme un acte nui­si­ble au mou­ve­ment parce qu’il le dotait d’un visage moins res­pec­ta­ble semble deve­nir aujourd’hui une simple ques­tion de bon sens.

Il en va d’une néces­sité pra­ti­que. Cet ajus­te­ment tac­ti­que com­mande aussi d’inven­ter de nou­vel­les moda­li­tés d’orga­ni­sa­tion pour le mou­ve­ment. Des assem­blées qui pren­draient des formes plus mobi­les, plus sou­ples, lais­sant la place aux ini­tia­ti­ves et formes d’orga­ni­sa­tion loca­les, et qui ne dépen­draient plus exclu­si­ve­ment de la cen­tra­lité et de la légi­ti­mité de l’Assemblée Générale. Partir des loca­li­tés très fortes, des bases où l’orga­ni­sa­tion parait effec­ti­ve­ment pos­si­ble, depuis tel comité, tel lieu, d’où la lutte puisse se réin­ven­ter et se redé­ployer en temps réel...

Rien d’étonnant, vue ces néces­si­tés et vue la situa­tion qui nous est faire dans la vallée que s’y réac­tive tout un ima­gi­naire par­ti­san. C’est une façon de renouer avec des puis­san­ces et des expé­rien­ces pas si loin­tai­nes, pour se réap­pro­prier les sen­tiers du Val Susa et dans le même temps ré élaborer les hypo­thè­ses et les pos­si­bi­li­tés offen­si­ves du mou­ve­ment. Du reste ce plan de la guerre par­ti­sane ne parle pas que de tac­ti­que ou de stra­té­gie, il dit aussi un plan de com­pli­cité, la vie qui s’invente et se par­tage dans les luttes et qui donne plus de consis­tance à un ter­ri­toire : assez pour vain­cre.

Histoires de victoire

On part déjà de vic­toi­res, et la vic­toire n’est pas seu­le­ment devant nous. Ce qu’il y a déjà de déci­sif c’est le carac­tère assumé, vital, de la lutte, poli­ti­que­ment et stra­té­gi­que­ment. Ce qu’elle dif­fuse comme pra­ti­ques, comme rap­port au monde.

Ce qui se gagne aussi c’est la puis­sance de conta­mi­na­tion du mou­ve­ment No Tav, parce que tout le monde sent que ce qui se tente en Val de Suze dépasse bien lar­ge­ment les fron­tiè­res de la vallée et de l’Italie. Ce n’est pas pour rien que des gens de France, d’Espagne, de Suisse ou d’Allemagne se trou­vent partie pre­nante de cette lutte. Les vic­toi­res, pas plus que les infra­struc­tu­res qu’elles met­tent à mal, ne sont jamais que loca­les. Elles dés­ta­bi­li­sent la ges­tion glo­bale de l’économie en ins­cri­vant déjà la pos­si­bi­lité que quel­que chose y échappe, reste ingé­ra­ble, inas­si­mi­la­ble. Et la force qui se gagne là conta­mine, cir­cule avec les ruses, l’intel­li­gence, l’espoir vers d’autres points, d’autres foyers de lutte : contre l’aéro­port à Notre-Dame des Landes, ailleurs en Italie, en Grèce... Partout où l’on se sou­lève contre les amé­na­ge­ments et le Progrès, une géo­gra­phie des luttes se tisse contre celle des grands pro­jets de déve­lop­pe­ments inter­na­tio­naux, le long des auto­rou­tes de l’énergie ou des LGV pro­gram­mées.

Sans doute que la lutte anti Tav doit être étendue, ren­for­cée côté fran­çais (elle concerne ici aussi des gens et des réa­li­tés) ; et on ne part pas de rien, en dépit de la fai­blesse ou du carac­tère embryon­naire de la mobi­li­sa­tion de ces der­niers mois. La résis­tance des No Tav a en effet déjà trouvé des échos lors du mou­ve­ment de l’automne 2010 contre les retrai­tes, avec l’évidence stra­té­gi­que du blo­cage, la néces­sité de l’auto orga­ni­sa­tion autour des piquets ou des assem­blées inter pro, le sen­ti­ment d’une soli­da­rité dif­fuse... Et toutes ces laten­ces et ces pro­mes­ses sont là encore, atten­dant de s’actua­li­ser, en dépit des tem­po­ra­li­tés molles que sécrè­tent chaque fois, en France, les échéances pré­si­den­tiel­les.

C’est en ce sens qu’une vic­toire en Val Susa en appelle d’autres, par­tout où s’enga­gent des luttes poli­ti­ques contre l’économie et l’ordre en place, par­tout où ces luttes font consis­ter des ter­ri­toi­res (usines occu­pées, quar­tiers hors contrôle) avec leurs sen­tiers de tra­verse et leurs lieux com­muns.

P.-S.

Sur les derniers événements de la lutte contre le Lyon-Turin, voir aussi Un camarade grièvement blessé dans le Val de suse, et l’ensemble des articles publiés sur Rebellyon sur ce sujet.


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Manifestation et projection de vidéo contre ACTA ce samedi 10 mars à Lyon

Ajouté le 8/3/2012

Parce que le projet de loi ACTA souhaite violer les libertés citoyennes, empêcher aux plus démunis de se soigner, placer des brevets sur les semences et le vivant, de nombreuses personnes partout en Europe manifestent contre ce projet.
À Lyon une manifestation est prévue à 14h place des Terreaux ainsi qu’une projection de vidéo au même endroit à 19h30.

Le projet de loi ACTA, qui pré­voit un large éventail de mesu­res répres­si­ves contre le par­tage de la culture, des médi­ca­ments géné­ri­ques, des semen­ces pour les cultu­res, n’a pour but que d’aug­men­ter encore et tou­jours les profit d’une mino­rité.

Ensemble nous devons lutter contre ce projet. À Lyon une mani­fes­ta­tion est orga­ni­sée au départ de la place des Terreaux à 14h, pour nous mener jusqu’à Part-Dieu en pas­sant par Bellecour et Guillotière.

Nous vous pro­po­sons également une pro­jec­tion de vidéo sur le thème des liber­tés numé­ri­ques et d’ACTA le soir même à partir 19h30 sur la place de Terreaux. Un petit buffet devrait être prévus pour que nous dis­cu­tions ensem­ble, débat­tons et infor­mions sur les dan­gers que repré­sente ce texte.

A lire aussi sur Rebellyon :
ACTA devant la Cour de Justice Européenne
A Lyon, malgré le froid, plu­sieurs cen­tai­nes de per­son­nes contre ACTA
Les Anonymous sont dans la rue !

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Réunion de l'USD le 30 mars

Ajouté le 7/3/2012

La prochaine réunion des adhérents de l'Union Sociale Démocratique aura lieu vendredi 30 mars à partir de 18h00 à Belleville. (Repas 6€).

Ordre du jour : - Luttes et mobilisations locales

                     - Point sur l'extrême-droite lyonnaise

                     - Organisation interne de l'USD

                     - Questions diverses


Pour plus d'informations : usd69@hotmail.fr

http://rhonecitoyen.canalblog.com/

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Une journée de débats, ateliers et concerts contre le fascisme à Lyon

Ajouté le 23/2/2012

Le 3 mars prochain au CCO de Villeurbanne aura lieu de 10h30 à minuit une journée de réflexion , de partage et de musique autour de la montée de l’extrême droite à Lyon et plus largement en France et en Europe, organisée par le Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite.

Cette journée s’articulera autour de plusieurs ateliers-débats portant, entre autre, sur le Front National et la Droite Populaire, les attaques sur le droit des femmes, la construction de bouc émissaire., etc. Ces ateliers seront animés par des intervenants extérieurs , sociologue, spécialistes de l’extrême droite et des membres du collectif vigilance 69 contre l’extrême droite.

La soirée sera quant à elle musicale avec différents groupes tenant à soutenir la lutte anti-fasciste.

Lyon est depuis trop longtemps devenu le terreau d’une extrême droite violente et dangereuse, il est temps que les lyonnais et lyonnaise puissent s’armer idéologiquement contre ces idéaux nauséabonds. Retrouvons nous tous le 3 mars au CCO de Villeurbanne à partir de 10h00

Programme

- 10h – Accueil

- 10h30 – 12h30 : Conférence « Fascisme et natio­na­lisme d’hier et d’aujourd’hui en Europe, en France et à Lyon » Jean-Paul Gautier his­to­rien et unE mili­tantE du col­lec­tif 69 de vigi­lance.

Les der­niè­res élections euro­péen­nes ont démon­tré que les extrê­mes-droi­tes ont le vent en poupe dans toute une série de pays mem­bres de l’UE. La situa­tion actuelle semble donc favo­ra­ble à une extrême droite qui a pris son envol électoral dans les années 80 en Europe occi­den­tale et après la chute du Mur de Berlin. Cette montée en puis­sance semble s’ins­crire dans la durée. De la Scandinavie à l’Italie, les thèmes anti immi­gréEs et anti islam (sur­tout après le 11 sep­tem­bre 2001) sont pré­sents dans les urnes, dans la manière d’Instrumentaliser les peurs et la cons­truc­tion de bouc-émissaire. L’appa­ri­tion signi­fi­ca­tive de ces partis dans le pay­sage poli­ti­que euro­péen, quel­les que soient leurs carac­té­ris­ti­ques, tra­duit un pro­fond état de crise à l’échelle du conti­nent.

- 14h-16 h : Premières séries d’ate­liers :

Atelier n° 1 : « Le Front National et la droite popu­laire » Jean-Paul Gautier et Erwan Lecoeur socio­lo­gue

L’arri­vée de Marine Le Pen à la tête du FN a fait bouger les lignes. Le FN énonce des idées sim­ples voire sim­plis­tes, ce que les gens ont envie d’enten­dre. Ceci montre le succès de sa stra­té­gie de dédia­bo­li­sa­tion. Le FN devient répu­bli­que­ment com­pa­ti­ble. Marine LePen donne l’impres­sion de faire chan­ger les lignes au FN. Elle entend acqué­rir une culture de gou­ver­ne­ment et semble plus contem­po­raine que son père, avec un cer­tain savoir faire électoral, une grande capa­cité d’adap­ta­tion et une volonté d’accé­der au pou­voir.

Atelier 2 : « Références cultu­rel­les et leur poids dans la jeu­nesse »

Quelles sont les réfé­ren­ces cultu­rel­les uti­li­sées par les grou­pes d’extrême-droite et/ou fas­ci­sants ? Quel est le poids de ces réfé­ren­ces au sein de la jeu­nesse actuelle ? Comprendre leur fon­de­ment et les com­pa­rer avec celles d’autre­fois.

Atelier 3 : « Immigration : un syn­di­ca­lisme de luttes pour les droits des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses sans papiers »

Alors que les tra­vailleurs et les tra­vailleu­ses sans-papiers par­ti­ci­pent à l’économie du pays, accrois­sent la richesse pro­duite, coti­sent à la Sécurité Sociale, à l’UNEDIC, et payent des impôts, ils n’ont ni chô­mage, ni retraite, ni citoyen­neté, ni le droit de tomber malade, ni l’assu­rance pour leurs enfants de mener à terme leur sco­la­rité. En dési­gnant des boucs émissaires faci­les, l’extrême droite et le gou­ver­ne­ment dans sa course effré­née aux voies du front natio­nal, stig­ma­ti­sent les tra­vailleurs et tra­vailleu­ses sans papiers. Par la haine de « l’étranger/ère » ils pen­sent éviter aux poli­ti­ques comme au patro­nat de rendre des comp­tes sur leur œuvre de démo­li­tion sociale. Le syn­di­ca­lisme de lutte pour les droits des tra­vailleurs et tra­vailleu­ses sans papiers, c’est le syn­di­ca­lisme de lutte pour les droits de l’ensem­ble des sala­riéEs contre la mise au pas de notre modèle social.

- 16h30-18h : Deuxième série d’ate­liers :

Atelier n°4 : « Sexualités, famille, avor­te­ment : quelle société nous pré­pare l’extrême droite ? »

Quels sont les posi­tion­ne­ments des grou­pes d’extrême droite sur ces thé­ma­ti­ques ? Quels liens avec les anti-choix ? Quelles sont les stra­té­gies uti­li­sées par ces grou­pes ?

Atelier n°5 : « Luttes socia­les et syn­di­ca­lisme » :

Quel rap­port entre­tenu entre les luttes socia­les et le syn­di­ca­lisme ? Comment l’extrême droite se situe face aux luttes socia­les ? Quand l’extrême droite pri­vi­lé­gie le soli­da­risme et le cor­po­ra­tisme, pour­quoi un syn­di­ca­lisme de lutte et de trans­for­ma­tion sociale ?

Atelier n°6 : « La cons­truc­tion de boucs émissaires ».

Les fon­de­ments de l’idéo­lo­gie iden­ti­taire consis­tent notam­ment à défi­nir « l’Autre » comme le seul res­pon­sa­ble de tous les maux de la société, en sur­fant sur les peurs des popu­la­tions. Comment se sont créés dans le passé les boucs émissaires ? Comment les mêmes stra­té­gies se remet­tent en place ?

- 19h : Ouverture des portes pour les concerts

- 20h Début des concerts  :

Barrio Populo (ska)
E-One et Akye (Rap militant)
Los Tres Puntos (Ska Punk)

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Tous à la Chaîne Humaine contre le nucléaire le 11 Mars

Ajouté le 10/2/2012

Les coordinations départementales de l'Union Sociale Démocratique de l'Ain (01), de l'Ardèche (07), de la Drôme (26), de l'Isère (38) et du Rhône (69) appellent à participer à la Chaîne Humaine qui se tiendra le dimanche 11 mars 2012 dans toute la vallée du Rhône afin de lutter contre le nucléaire et son monde.

http://www.quat-rues.com/blog/public/Environnement/chaine-humaine-sortir-du-nucleaire-11-mars.jpg


USD Rhône : http://rhonecitoyen.canalblog.com/

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