Appel à la grève du personnel de Pole emploi Opera pour le lundi 1er février.
ILS NE RESPECTENT RIEN, NI PERSONNE NI LE PERSONNEL, NI LES INSTANCES PARITAIRES, NI LE CODE DU TRAVAIL
Vendredi 22 janvier, la direction nous a informé que l’ouverture du SITE MIXTE Lyon Centre devra être effective le jeudi 28 janvier. Il s’agit d’un 3ème projet préparé dans les alcôves des directions locales, départementale et régionale, dans la plus grande discrétion, sans associé le personnel, sans consulter les instances représentatives du personnel (CHSCT et CE), sans présenter de plan de prévention pendant travaux…
NI LES USAGERS :
Faisant montre d’une logique à toutes épreuve la Direction a décidé de faire déplacer les demandeurs d’emploi des locaux de l’agence OPERA, à ceux de la rue de la Charité. Qu’importe si la surface des locaux de la rue de la Charité est bien inférieure à celle de l’agence Opéra, qu’importe si le lieu est excentré, peu visible, qu’importe si ce changement nécessitera des travaux bien plus lourds sur les deux sites concernés, qu’importe si les personnes à mobilité réduites ne peuvent pas accéder au service public de l’emploi, qu’importe si les 17 agents « pourront se détendre et prendre leur repas » dans une pièce dont la superficie est de 12 m2, qu’importe si les employeurs continuent, eux, d’être reçus dans un lieu fermé au public, qu’importe si les équipes des deux sites se connaissent à peine et n’ont jamais échangé sur le sujet, qu’importe si cette organisation nécessite de promener les dossiers d’un site à l’autre, qu’importe si l’ouverture est programmée le jour même où, le personnel ayant les compétences dans le domaine de l’indemnisation ne sera pas présent sur le site pour cause d’RTT imposée par la direction, qu’importe si l’on balade les demandeurs d’emploi, les dossiers, le personnel… Qu’importe ! Quand le service public déménage, il le fait à la sauvette, sans même prévenir les usagers, et d’ailleurs, il continue de les convoquer sur l’ancien site, comme pour mieux les embrouiller, et si d’aventure, en route, des dossiers ou demandeurs d’emploi se perdaient, ce serait toujours ça de gagner pour les statistiques du chômage !
DES TRAVAUX PENDANT LES HORAIRES DE TRAVAIL :
Selon la direction, une seule journée devrait permettre d’exécuter les travaux nécessaires à ce grand chambardement. Quand on nous parle des transformations envisagées, on ne peut pas imaginer qu’une seule journée puisse suffire : Côté charité : ? Côté Opéra : au milieu du hall sont prévus l’installation d’un local pour 3 postes d’accueil téléphonique (ATT/PST), un espace pour le Pôle Appui Gestion (PAGM), une salle de réunion. Un autre local va être transformé en Zone Technique. Dans quelles conditions ces travaux vont-ils être réalisés, en présence du personnel, des usagers ? Ils ont décidé seuls d’une organisation insensée, dont on se demande si elle a même été pensée, mise en place dans la précipitation, sans anticipation aucune. Ils bafouent le code du travail et sabotent le service public… Mais, cette fois, ils ne nous enverront pas, sur le terrain, pour faire face à l’incompréhension, l’inquiétude le désespoir, la colère des usagers qui subissent les conséquences de leurs actes.
Le 1er février, jour d’ouverture de leur SITE QUI N’A DE MIXTE QUE LE NOM, nous serons en GREVE :
Pour être associés au projet de réorganisation Pour que les instances représentatives soient consultées (CE, CHSCT) Pour la titularisation des personnes en Contrat à Durée Déterminée Pour une amélioration de nos conditions de travail avec des espaces de travail permettant de préserver la confidentialité des entretiens Pour que nous soient délivrées de véritables formations...
Aux petites filles les dînettes, les poupons, les Barbies, les robes de princesses et les machines à laver miniatures… Comme maman !
Aux petits garçons les ateliers de bricolage, les personnages musclés et guerriers, les jeux de conquête… Comme papa ? Non, plus viril que papa !
Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets ? Pourquoi les petits garçons s’imaginent-ils journalistes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs tandis que les petites filles disent simplement rêver… d’une maison ?
Des associations antisexistes (Mix-cité, le Collectif contre le publisexisme) prennent la parole dans cet ouvrage ambitieux et percutant, qui révèle l’ampleur de la discrimination sexiste que subissent les enfants et la manière dont se construisent le masculin et le féminin au travers des jouets et de leurs usages.
Librairie libertaire LA GRYFFE, 5 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON, France. Ouverte du lundi au samedi inclus de 14 heures à 19 heures. Téléphone/ fax : 04 78 61 02 25 Courriel : Librairie @ lagryffe.net Site Web : www.lagryffe.net
LES FASCISTES ATTAQUENT LE RASSEMBLEMENT CONTRE LE DÉBAT SUR L’IDENTITÉ NATIONALE
18 heures devant la préfecture de Lyon, entre 300 et 400 personnes manifestent contre la tenue du débat sur l’identité nationale.
Le quartier est entièrement bouclé par la police. Quelques petits groupes de fafs sont repérés aux alentours quand un groupe plus important (environ 30 personnes) déboule sur l’avenue Gambetta et charge l’arrière de la manifestation. Une première confrontation oppose alors la première ligne fasciste à une dizaine d’antifas qui réussissent tant bien que mal à contenir leur avancée. Un policier tente d’intervenir gazant copieusement au passage la ligne antifa. Le nuage de gaz lacrymogène stoppe pour un temps l’échauffourée, les deux groupes se réunissant des deux cotés de l’avenue. Après un court face-à-face une nouvelle confrontation éclate. Les fascistes se retrouvent cette fois-ci face à une ligne bien plus compacte, et seront après une intense bagarre mis en déroute et pourchassés jusque dans les rues adjacentes.
Il ne s’agit pas pour nous de participer aux polémiques habituelles qui suivent ce genre de confrontation. Comme toujours dans ce cas-là, seuls ceux qui étaient présents savent ce qui s’est réellement passé, et ce n’est pas les fascistes prenant leurs jambes à leur cou, abandonnant au passage leurs drapeaux français brandis avec fierté quelques instants plus tôt, qui diront le contraire.
Il nous paraît en revanche important de rappeler au passage que ni la Ligue des droits de l’homme, ni le parti écologique, ni RESF, ni la FSU, ni SOS Racisme, ni l’UNEF ne sont connus pour être des organisations composées de dangereux guerriers. Au contraire, le rassemblement réunissait essentiellement des militants associatifs, des professeurs, des enfants ou encore des étudiants. L’extrême-droite nous montre encore une fois le courage exemplaire de ses militants qui, comme ils nous l’ont déjà montré par le passé choisissent bien leur cible avant d’attaquer.
Nous nous amusons également de voir ces soit-disant rebelles faire le jeu du gouvernement et d’Eric Besson en protégeant la bonne tenue du débat sur l’identité nationale. Nous notons encore une fois les contradictions de ce genre de groupuscule.
Il n’est également pas question pour nous de nous offusquer de l’attitude de la police, nous ne la connaissons que trop bien. Nous nous étonnons simplement de voir que, dans un quartier entièrement bouclé par des dizaines de camions de CRS et de gardes mobiles ainsi que par de nombreuses patrouilles de la BAC, une confrontation directe ait pu avoir lieu pendant de longues minutes sans intervention. Nous rappelons que nous ne comptons que sur nous-mêmes pour assurer notre protection et que les forces de l’ordre constituent pour nous une menace bien plus réelle que quelques dizaines de jeunes extrémistes de droites.
Enfin, cette irruption aura eu le mérite de ressouder encore un peu plus les liens qui unissent les militants antifascistes. Malgré l’effet de surprise et le fait que peu d’antifascistes radicaux aient fait le déplacement, et bien que nous n’ayons été qu’un nombre restreint à nous opposer physiquement à cette attaque, nous avons démontré que la détermination et la solidarité pouvaient faire la différence.
De nombreux militants antifascistes avaient choisi ces derniers mois de se concentrer sur la construction de projets politiques plus vastes et plus "constructifs" que la simple opposition aux fascistes. Les événements de vendredi soir nous rappellent que nous ne pouvons baisser la garde et que nous devons être vigilants en permanence, la lutte antifasciste étant un maillon non négligeable dans le combat que nous menons contre le capitalisme.
En tout cas le futur s’annonce plein d’espoir pour notre camp. Fierté et détermination se lisaient vendredi sur les visages quand un cortège spontané s’est mis en branle en direction de la place Gabriel Péri. Au cri de « français, immigrés, même patron même combat » s’ajoutait désormais le nouveau slogan de la soirée : « JI au lit la leçon est finie ! ».
Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.
La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.
Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.
Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.
Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène. Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.
Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.
Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.
Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant "français, immigrés, même patrons, même combat", et le nouveau slogan de la soirée “JI au lit la leçon est finie !", avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.
Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.
Pas de fachos dans les quartiers, Pas de quartiers pour les fachos !
Vos photos — visage des manifestants flouté, of course — sont les bienvenues pour compléter cet article.
[1] 14 cars de CRS, 10 de gardes mobiles, toutes les rues autour de la préfecture bloqués par des barrières et des CRS, plus la BAC et la DCRI
[2] tristement célèbre préfet du rhône, expert en chasse aux sans-papiers
Vendredi 22 janvier aura lieu à Lyon le débat sur l’identité nationale en présence de monsieur Eric Besson. Il serait dommage que Mr Besson, le préfet et certains élus puissent penser une seconde que ce débat se passera dans le plus grand calme et la plus grande sérénité.
Un ensemble d’associations, de syndicats et de partis politiques ont bien l’intention de faire savoir que ce débat proposé est plutôt le débat de la honte !
Pour se faire, aura lieu un rassemblement le même jour. Dans un premier temps, à travers divers slogans, nous ferons savoir le fond de notre pensée et dans un second temps, nous créerons le Ministère de l’Indignation Nationale.
EN FINIR AVEC LE DEBAT DE LA HONTE
APPEL DES ORGANISATIONS POLITIQUES, ASSOCIATIVES ET SYNDICALES POUR UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE
Le 22 janvier à Lyon est annoncé un débat sur l’identité nationale, débat organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du développement solidaire.
- Un débat qui n’a pas lieu d’être : Après la création d’un ministère dont l’intitulé même fait un amalgame entre immigration et identité nationale, le gouvernement prend comme prétexte une réflexion sur les valeurs de la République pour diviser les français et pour dissimuler les problèmes actuels. Après le matraquage autour du tout-sécuritaire, le gouvernement s’applique à stigmatiser les populations issues de l’immigration. Les étrangers et les français issus de l’immigration sont décrits comme une source de problèmes et sont des boucs-émissaires. Le lancement de ce débat dans la période actuelle n’est pas anodin : il s’inscrit dans une perspective électoraliste faisant appel à des relents nationalistes et ainsi gagner des voix sur l’extrême-droite. Il est intolérable que nos ministres tiennent des propos racistes légitimant ainsi les dérapages xénophobes de citoyens présents lors de ce débat.
Les valeurs de la République française (liberté, égalité, fraternité, laïcité) ne sont pas celles défendues par le gouvernement actuellement : Nous constatons que le gouvernement actuel mène une politique d’exclusion au vu de sa politique d’immigration, des expulsions réalisées sur son territoire et de sa gestion des sans-papiers, ce qui met à mal la dignité humaine La France dans laquelle nous vivons est une France où l’origine, l’âge, le sexe, la situation professionnelle, la confession religieuse ou la préférence sexuelle ne doivent être en aucun cas discriminants ou marginalisants. Dans notre pays, le chômage augmente, les discriminations divisent d’avantage une jeunesse condamnée à la précarité. Des solutions pourraient être adaptées en s’appuyant notamment sur les services publics pour construire une égalité réelle entre les citoyens plutôt qu’en les démantelant.
Nous exigeons :
la suppression du Ministère de l’Immigration, de l’intégration et de l’identité nationale la suppression des débats sur l’identité nationale.
C’est pourquoi en tant qu’organisations politiques, syndicales et associatives, nous appelons à un rassemblement citoyen le 22 janvier à 17h devant la préfecture.